Septembre arrive, et avec lui des cheveux partout : dans la brosse, au fond de la douche, sur l'oreiller. Vous n'imaginez rien. Perdre plus de cheveux en automne est un phénomène décrit depuis des décennies dans les études sur le cycle du cheveu.
La bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, cette chute est diffuse, passagère et sans conséquence durable. Les cheveux qui tombent seront remplacés. La moins bonne : l'automne peut aussi masquer une autre cause, comme une carence en fer, un trouble thyroïdien ou une chute hormonale qui démarre.
Dans ce guide, on vous explique ce que montrent réellement les études, combien de temps dure une chute saisonnière, les signes qui doivent vous faire consulter, et ce que vous pouvez faire concrètement, sans promesses miracles. 🍂
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Chute de cheveux en automne : un phénomène normal ?
Oui, dans la plupart des cas. Pour comprendre pourquoi, il faut revenir au cycle pilaire. Chaque cheveu vit sa propre vie, en trois phases :
- Anagène : la phase de croissance. Elle dure plusieurs années et concerne la grande majorité des cheveux, de l'ordre de 85 à 90 %.
- Catagène : une courte transition de quelques semaines, pendant laquelle le cheveu cesse de pousser.
- Télogène : la phase de repos, qui dure environ 2 à 3 mois. Le cheveu ne pousse plus, reste accroché, puis tombe pour laisser place à un nouveau.
Le point clé est ce décalage. Un cheveu qui passe en phase de repos ne tombe pas tout de suite. Si davantage de cheveux basculent en télogène en été, la chute devient visible quelques semaines plus tard, à la fin de l'été et en automne.

Pourquoi perd-on plus de cheveux en automne ? Ce que disent les études

Trois études reviennent dans toute la littérature sur le sujet. Aucune n'est parfaite, mais elles vont dans le même sens.
Randall et Ebling (1991) : un pic de chute en août-septembre
Des chercheurs britanniques ont suivi 14 hommes en bonne santé à Sheffield, tous les 28 jours pendant 18 mois. La proportion de cheveux en croissance culminait à plus de 90 % en mars, puis baissait jusqu'à un creux en septembre.
Le nombre de cheveux perdus atteignait son pic vers août-septembre, avec environ 60 cheveux par jour, soit plus du double de l'hiver précédent (Randall 1991).
Courtois et al. (1996) : un suivi sur plus de 8 ans
Une équipe française a suivi 10 hommes pendant 8 à 14 ans, avec des photos standardisées d'une même zone du crâne. Résultat : une périodicité annuelle, avec une proportion maximale de cheveux en phase de repos à la fin de l'été et au début de l'automne.
Les auteurs notent un lien avec l'ensoleillement, et observent que certains participants présentaient deux pics par an (Courtois 1996).
Kunz et al. (2009) : 823 femmes suivies à Zurich
C'est la plus grande étude chez la femme. Sur six ans, l'équipe de l'hôpital universitaire de Zurich a analysé les trichogrammes de 823 femmes en bonne santé qui consultaient pour une chute de cheveux.
La part de cheveux en phase de repos était maximale en été, avec un second pic moins marqué au printemps. Elle était la plus basse à la fin de l'hiver (Kunz 2009). Avec le délai de chute du cheveu télogène, ce pic estival explique la chute plus visible en fin d'été et en automne.
Ce que ces études ne disent pas
Restons honnêtes. Les deux premières études portent sur de très petits groupes d'hommes. La troisième concerne des femmes qui consultaient déjà pour une chute. Toutes ont été menées dans l'hémisphère Nord.
Le mécanisme exact reste débattu : lumière du jour, hormones, héritage évolutif... Aucune de ces études ne prouve qu'un facteur précis en soit la cause. Et l'amplitude du phénomène varie beaucoup d'une personne à l'autre.
Chute de cheveux saisonnière : combien de temps et quel mois ?
D'après les données ci-dessus, la chute est la plus visible entre la fin de l'été et le milieu de l'automne, souvent en septembre-octobre. Mais il n'existe pas de calendrier universel. Chez certaines personnes, un second épisode plus discret apparaît au printemps (Kunz 2009).
Sur la durée, aucune étude ne fixe de chiffre précis pour la chute saisonnière. En pratique, on parle d'un épisode de quelques semaines, qui s'estompe progressivement. Méfiez-vous des articles qui annoncent une durée au jour près.
Notre repère, prudent : si la chute reste nettement plus forte que d'habitude au-delà de 3 mois, ce n'est probablement plus seulement saisonnier. C'est le bon moment pour demander un avis médical.
La repousse, elle, prend plus de temps. Un cheveu pousse d'environ 1 cm par mois : il faut plusieurs mois pour que la densité redevienne visible.
Chute saisonnière ou autre chose ? Quand s'inquiéter

La chute saisonnière est une forme physiologique d'effluvium télogène. L'effluvium télogène est la cause la plus fréquente de chute diffuse. Il peut aussi être déclenché par un stress, une maladie, un accouchement, une carence, un médicament ou une infection. La chute survient alors 3 à 4 mois après le déclencheur (Malkud 2015).
Une revue récente rappelle que cette chute est généralement réversible, que son diagnostic est surtout clinique, et que la prise en charge consiste à identifier les déclencheurs, rassurer et proposer un accompagnement adapté (Bergfeld 2026).
SituationCe que vous observezQue faire ?Chute saisonnièreChute diffuse en fin d'été ou automne, sans zone dégarnie, qui s'atténue en quelques semainesGestes doux, alimentation équilibrée, patienceEffluvium télogène réactionnelChute diffuse quelques mois (souvent 3 à 4) après un stress, une maladie, un accouchement, un régimeIdentifier le déclencheur, avis médical si elle dureChute hormonale (alopécie androgénétique)Affinement progressif, raie qui s'élargit, golfes ou sommet qui se dégarnit, sans lien avec la saisonConsultation, traitement de fondPelade ou autre atteinte du cuir cheveluPlaques nettes, rougeurs, douleurs, squamesConsultation rapide
Consultez votre médecin ou un dermatologue si :
Établir la cause d'un effluvium télogène passe par l'interrogatoire et des examens pour éliminer une cause hormonale, nutritionnelle ou auto-immune (Malkud 2015). En pratique, le médecin demande souvent une ferritine (réserves en fer) et un bilan thyroïdien.
Le fer mérite une attention particulière chez la femme. Une méta-analyse de 36 études (plus de 10 000 participantes) a trouvé une ferritine significativement plus basse chez les femmes ayant une chute de cheveux non cicatricielle. Environ une sur cinq avait une ferritine très basse (Treister-Goltzman 2022). Ne vous supplémentez pas en fer sans dosage : un excès n'est pas anodin.
Chute de cheveux en automne : que faire concrètement ?

1. Soignez votre assiette
Le cheveu est une structure à renouvellement rapide, très dépendante des apports. Protéines, fer, zinc, vitamines du groupe B, vitamine D : une alimentation variée couvre l'essentiel des besoins. Méfiez-vous des régimes très restrictifs, un déclencheur classique de chute.
Une revue sur les vitamines et minéraux conclut que les carences peuvent représenter un facteur de risque modifiable, mais que leur rôle exact reste incomplètement compris. Des essais de qualité manquent encore pour savoir qui bénéficie vraiment d'une supplémentation (Almohanna 2019).
2. Adoptez des gestes doux
Les cheveux télogènes tomberont de toute façon. L'objectif est de ne pas ajouter de casse, qui donne une impression de chute encore plus forte.
Ne réduisez pas la fréquence de vos shampoings par peur de perdre des cheveux. Le lavage ne fait que détacher des cheveux déjà en fin de cycle.
3. Un soin local pour accompagner la repousse
Un sérum appliqué sur le cuir chevelu peut s'intégrer à votre routine pendant la période de chute. Gardez des attentes réalistes : il accompagne le cuir chevelu, il ne change pas la biologie du cycle saisonnier. Comptez au moins 3 mois d'utilisation régulière avant de juger.
4. Les compléments : utiles surtout en cas de besoin
Seuls quelques nutriments ont une allégation santé autorisée pour les cheveux dans l'Union européenne : le zinc, la biotine et le sélénium contribuent au maintien de cheveux normaux (Règlement UE 432/2012).
Attention à la biotine, très vendue. Une revue n'a trouvé de bénéfice que chez des personnes ayant une carence ou une pathologie sous-jacente, et juge les preuves insuffisantes chez les personnes en bonne santé (Patel 2017). À forte dose, elle peut aussi fausser certaines analyses de sang : signalez-la à votre médecin avant un bilan.
Pour comparer les formules, consultez notre comparatif des compléments cheveux. Si votre chute suit une grossesse, voyez plutôt notre comparatif chute de cheveux post-partum.
Et les traitements naturels ?
Huiles essentielles, romarin, levure de bière, massages... Ces approches sont populaires, mais aucune n'a démontré qu'elle raccourcissait une chute saisonnière. Les huiles essentielles peuvent irriter le cuir chevelu et sont déconseillées dans certaines situations, comme la grossesse. Le « traitement naturel » le plus solide reste une alimentation correcte, des gestes doux et un peu de patience.
Chute saisonnière ou chute hormonale : ne pas confondre
L'automne révèle parfois une alopécie androgénétique débutante. Celle-ci n'a rien de saisonnier : elle évolue lentement, avec des cheveux qui s'affinent sur le dessus du crâne, une raie qui s'élargit ou des golfes qui se creusent. Elle est liée à la sensibilité des follicules à la DHT, une hormone dérivée de la testostérone.
Dans ce cas, un shampoing ou un sérum ne suffira pas. Un avis médical s'impose.
Certaines personnes s'intéressent aussi aux compléments à base de Serenoa repens (palmier nain), comme le DHT Blocker de MakeMyMask. Ils ne concernent que la chute hormonale, pas la chute saisonnière, et sont contre-indiqués notamment pendant la grossesse et l'allaitement. Pour faire le point, lisez notre article sur le DHT Blocker.
Questions fréquentes sur la chute de cheveux en automne
Combien de cheveux perd-on par jour en automne ?
Il n'y a pas de chiffre universel. Dans l'étude de Randall et Ebling, les hommes suivis perdaient environ 60 cheveux par jour au pic de fin d'été, plus du double de l'hiver (Randall 1991). Ce qui compte, c'est l'écart par rapport à votre habitude, et la présence ou non de zones dégarnies.
Quel mois perd-on le plus de cheveux ?
Selon les études, la chute est la plus visible entre août et octobre. La proportion de cheveux au repos culmine en été, et ces cheveux tombent quelques semaines plus tard (Kunz 2009 ; Courtois 1996).
Combien de temps dure la chute de cheveux saisonnière ?
En général quelques semaines. Aucune étude ne fixe une durée précise. Au-delà de 3 mois de chute nettement plus forte qu'à l'habitude, demandez un avis médical.
Les cheveux repoussent-ils après une chute saisonnière ?
Oui. Le follicule n'est pas abîmé, il entame simplement un nouveau cycle. La densité revient progressivement, sur plusieurs mois.
Faut-il faire une prise de sang ?
Pas pour une chute saisonnière typique. Oui si la chute est importante, dure plus de 3 mois ou s'accompagne d'autres symptômes : le médecin pourra doser notamment la ferritine et la TSH.
Peut-on prévenir la chute de cheveux d'automne ?
On ne peut pas empêcher le cycle naturel du cheveu. On peut en revanche limiter la casse, éviter les carences et prendre soin du cuir chevelu avant et pendant la période.
Notre recommandation : le duo Sérum Tricho-Boost + Shampoing Tricho-Force de MakeMyMask
Pour accompagner votre cuir chevelu pendant la chute d'automne, nous recommandons la routine de MakeMyMask, laboratoire capillaire français fondé par le Dr Julie Pernet, docteure en pharmacie et trichologue.
Le Sérum Anti-Chute Tricho-Boost
Mode d'emploi indiqué : 2 à 3 fois par semaine en cas de chute légère à modérée, sur cuir chevelu propre et sec, raie par raie, en massant. La marque conseille au moins 3 mois d'utilisation régulière.
Un point de transparence : la marque présente ce sérum comme une « alternative au minoxidil » et annonce des pourcentages d'amélioration issus de ses propres études. Il ne contient pas de minoxidil. Nous n'avons pas trouvé ces résultats publiés dans une revue scientifique indépendante : considérez-les comme des données de la marque, pas comme une preuve.
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Le Shampoing Anti-Chute Tricho-Force pH5
Pour l'étape du lavage, le Shampoing Tricho-Force associe un pH5, une base sans sulfates ni silicones (97 % d'origine naturelle selon la marque), de la biotine, des prébiotiques, un ferment de Lactobacillus et du Capilia Longa™. Flacon de 200 mL, à utiliser deux fois par semaine avec 5 minutes de pose sur le second shampoing.
Prix : 19,90 €, soit environ 16,92 € avec COMPLEMENT15.
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Ces soins accompagnent le cuir chevelu, ils ne remplacent pas un avis médical si la chute est inhabituelle. Pour aller plus loin, lisez notre avis complet sur MakeMyMask et consultez notre page code promo MakeMyMask.
Conclusion
Perdre plus de cheveux en automne est fréquent et, le plus souvent, sans gravité. Les études montrent un pic de cheveux au repos en été, qui tombent en fin d'été et en automne.
Votre plan d'action tient en trois points : des gestes doux pour limiter la casse, une alimentation qui couvre vos besoins, et un avis médical si la chute est brutale, localisée ou dure plus de 3 mois. Le reste, c'est surtout une question de patience.
Références scientifiques
- Randall, V.A. & Ebling, F.J. (1991). Seasonal changes in human hair growth. Voir sur PubMed
- Courtois, M. et al. (1996). Periodicity in the growth and shedding of hair. Voir sur PubMed
- Kunz, M. et al. (2009). Seasonality of hair shedding in healthy women complaining of hair loss. Voir sur PubMed
- Malkud, S. (2015). Telogen Effluvium: A Review. Voir sur PubMed
- Bergfeld, W.F. & Mendez, D. (2026). Shedding: An updated guide to a common cause of hair loss. Voir sur PubMed
- Treister-Goltzman, Y. et al. (2022). Iron Deficiency and Nonscarring Alopecia in Women: Systematic Review and Meta-Analysis. Voir sur PubMed
- Almohanna, H.M. et al. (2019). The Role of Vitamins and Minerals in Hair Loss: A Review. Voir sur PubMed
- Patel, D.P. et al. (2017). A Review of the Use of Biotin for Hair Loss. Voir sur PubMed
- Gavazzoni Dias, M.F. et al. (2014). The Shampoo pH can Affect the Hair: Myth or Reality? Voir sur PubMed
- Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires. Lire le texte sur EUR-Lex

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